Mon soufle bascule au-delà de la moyenne et on sent une deuxième naissance se dévoiler en nous. L'air triomphant, geste fier, on est tellement bien dans sa peau quand on réussit à conquérir le coeur d'un être si magnifique, après l'avoir aimé pendant presque huit mois d'affilé. On l'aime, on ne peut plus se passer d'elle, on n'a besoin que d'elle et on se sent bien dans ses bras. 29 juin 2008 : Je vis... On se sent puissant, on a notre propre dose de bonheur personnel. On se dit dans notre tête que l'époque où on était malade comme un chien et qu'on pivotait en mode ''sexionage de veines'' est loin derrière nous alors que ça remonte qu'à hier! On l'aime cet être cher qui est devenu toute notre vie entière! On l'aime et je l'aime! Le temps passe mais notre mentalité reste la même qu'au premier jour. Mais on a l'impression de la gonfler, de l'envahir avec ''nos je t'aime'' consécutifs et en boucle. On se dit qu'on devrait essayer de diminuer la dose quotidienne d'amour mais si elle s'imaginait qu'on ressents de moins en moins de choses pour elle alors que c'es tout le contraire ?!? Tu te poses pleins de questions à l'intérieur de toi-même et tu te mets petit à petit à redevenir comme avant tout comme avant de sortir avec elle, pas exactement mais un tout petit peu. Alors, on se met à emmerder nos ami(e)s les plus chers. On leur raconte qu'on hésite, qu'on a des doutes sur la personne et qu'on a peur qu'elle en ai marre de nous. On leur parle de ça pendant un, deux, trois, quatre, cinq jours tout en démarrant la conversation et en utilisant des smileys à la con, on se fait lincher puis larguer par ces personnes là et on se retrouve tout seul, dans sa propre piole, une sèche à la main (on s'est remis à fumer récemment à cause de ça) et on se met à longtemps hésiter...on l'aime et on croit qu'elle ne le sait pas vraiment...on stresse et on chiale. On la veut, on la désire plus que tout, on voudrait la garder pour toujours dans ses bras et ne jamais devoir repartir de chez elle un samedi ou dimanche après-midi, toujours sentir la chaleur de son corps, les batemets de son coeur, sa respiration, le léger parfum vanille qu'elle a diffusé dans sa chambre parce qu'on vient de fumer tout les deux juste avant. On l'aime et finalement, elle croit juste qu'on l'aime comme ça, qu'on l'aime...alors que c'est beaucoup plus et qu'on a jamais aimé comme ça auparavant. Comment pourrais-t-elle le deviner sans qu'elle prenne ça pour de la parano ou bien du harcelement. On l'aime et on l'aimera, on ne voudrait pour rien au monde connaître un tel gachis, le gachis arriva... On vient d'enfiler son smile noir car on ne porte que du noir depuis plus d'un an et demi, on met sa ceinture Mister Jack, son t-shirt punk et on noue les lacets de ses converses. On monte les marches des escaliers pour aller chercher son gsm rester dans sa chambre. Une marche, deux marches, ma main gauche qui traîne la rampe en pente et ma main droite frôlant le mur où y sont incrustés les marques passées où j'y avais déjà frôlé ma main. Devant, la fenêtre qui donne sur le jardin. Il fait encore nuit. Nous sommes au matin du 9 octobre 2008, il est 7h30. Je pénètre dans ma chambre où le volet, à trois quarts fermés, laisse quand même entrer une fine lumière bleu et blanche causé par le ciel et se projetant sur le mur. Je trouve mon gsm sur le sol, rechargé et avec ma carte de 15¤ totalement vide. Je l'allume, le met en silencieux, et voit qu'un message m'est reçu. Un message de cet amour unique, un message que je ne peux effacer et qui contient à la fin trois syllabes marquantes, trois syllabes qui ont dû mal à être relu de ma part, trois syllabes qui peuvent me tuer. Je suis prêt à les accepter tout en attendant le retour de cet être tant aimé.C'est fini.
([ ... Je ne trouve rien d'aussi beau
Ou cette métamorphose si sordide
Les corps entrelacés finissent-ils par m'obséder?
Ces gémissement ces regards vident
Tous ces mouvements toutes ces caresses avides ... ])
AqME - Pornographie